Le secteur de la santé en Afrique de l’Est – VIE filière French Healthcare

Découvrez le secteur de la santé en Afrique de l’Est !

Les VIE filière French Healthcare, présents dans plusieurs pays à fort intérêt pour nos adhérents, souhaitent vous communiquer des informations vous permettant de mieux connaître les zones, les grands projets, les secteurs porteurs ainsi que les opportunités pour les entreprises françaises de la santé.

Sophie, la VIE filière French Healthcare basé à Nairobi au Kenya est chargée de la zone Afrique de l’Est (Kenya, Ethiopie, Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Burundi).

Vous pouvez également découvrir l’écosystème de santé de l’Europe centrale et orientale et de l’Asie du Sud-Est.

Cette région économique très dynamique d’Afrique présente de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises de la santé, notamment en ce qui concerne les dispositifs médicaux dont la production locale est quasi inexistante. Le secteur de santé publique kényan est également en pleine restructuration offrant des possibilités pour des acteurs français.

L’E-santé est aussi un sujet particulièrement développé en Afrique de l’Est, avec la présence de nombreuses startups locales et internationales dans ce domaine, offrant des solutions de diagnostics, d’informations médicales ou de fournitures de médicaments par exemple.

Sommaire

Point Covid-19 – Situation globale et les mesures sanitaires en place

Actualités Kenya

Actualités Ethiopie

Actualités Tanzanie

Actualités Rwanda

Actualités Ouganda

Zoom acteurs locaux

Focus sur la production de médicaments en Afrique de l’Est

Point Covid-19

(Kenya – Tanzanie – Ethiopie – Ouganda – Rwanda)

Situation globale

Selon la Dr Matshidiso Moeti, directrice générale de l’OMS pour l’Afrique, le continent africain est devenu plus intelligent, rapide et efficace à riposter à chaque nouvelle recrudescence des cas de Covid-19.

L’OMS a notamment permis l’augmentation du nombre de laboratoires capables de détecter la Covid-19, permettant de passer de 2 au tout début de l’épidémie à 900 en mars 2022.

Malgré d’importantes inégalités dans l’accès à la vaccination, 672 millions de doses de vaccins ont été reçus en Afrique à ce jour, dont la majorité par le biais du mécanisme Covax. Depuis janvier 2022, Covax n’expédie les vaccines aux pays qu’à leur demande, donnant aux pays la possibilité d’obtenir le volume nécessaire aux bons moments.

Point sur les mesures sanitaires en place

  • Kenya 

Les voyageurs munis d’un certificat de vaccination attestant d’un schéma vaccinal complet (2 injections pour les vaccins à 2 doses et 1 injection pour les vaccines à dose unique) sont exemptés de l’obligation de réaliser d’un test PRC pour entrer dans le pays.

Pour les voyageurs n’ayant pas un schéma vaccinal complet, un test PCR négatif de moins 72h au moment de leur embarquement doit être présenté.

Tous les voyageurs, y compris les voyageurs en transit, doivent remplir le formulaire du ministère de la santé du Kenya, qui permet la surveillance Covid-19 des voyageurs.

Plus d’information

  • Ethiopie

Les voyageurs n’ayant pas un schéma vaccinal complet (2 injections pour les vaccins à 2 doses et 1 injection pour les vaccines à dose unique) ou un certificat de guérison de moins de 90 jours, doivent présenter un test PCR négatif de moins de 72h ou un test antigénique de moins de 24h avant l’entrée dans le pays.

Les passagers dont le transit excède 24h doivent être isolés dans un hôtel dédié à leurs frais en attendant leur correspondance.

Plus d’information

  • Tanzanie

Les voyageurs n’étant pas en possession d’un certificat de vaccination attestant d’un schéma vaccinal complet reconnu par les autorités (vaccins reconnus par l’UE, Sputnik ou Sinovac) doivent présenter un certificat de test PCR négatif avec QR code de mois de 72h. Un test antigénique supplémentaire à l’arrivée peut être demandé.

Un formulaire en ligne doit être pré rempli concernant la situation médicale du voyageur avant son arrivée sur le territoire.

Plus d’information

  • Ouganda

Toute personne vaccinée ou non doit fournir un test PCR négatif de moins de 72h au départ de son voyage.

Depuis le 1er juillet 2021, tout passager doit obligatoirement arriver dans le pays avec l’accord du visa obtenu en ligne, le vida à l’arrivée (visa on arrival) ayant été suspendu.

Plus d’information

  • Rwanda

Les personnes entrant au Rwanda et en transit même vaccinées doivent pouvoir présenter un test antigénique rapide négatif de moins de 72h. Un formulaire de traçage des passagers doit également être dument complété.

A l’arrivée à l’aéroport international de Kigali, les voyageurs entrant au Rwanda et en transit (plus de 12h) doivent se soumettre à un test PCR à leurs frais et sont placés en auto-isolement jusqu’à l’obtention du résultat.

Plus d’information

Actualités

Kenya 

  • La première usine de fabrication d’ARNm en Afrique sera construite par Moderna au Kenya. Le fabricant américain prévoit d’investir 500 MUSD dans cette usine qui devrait pouvoir produire jusqu’à 500 millions de doses par an. Moderna espère pouvoir fournir des doses de vaccin Covid-19 aux pays africains dès 2023. (Plus d’informations)
  • Zipline, leader mondial de la logistique instantanée, a conclu un accord avec le comté de Kisumu (sur les rives du lac Victoria) pour fournir des produits sanguins et des fournitures médicales à l’aide de drones. 1,3 MUSD ont été investi par Zipline pour créer un centre d’exploitation et de distribution à Kisumu, qui sera chargé de la livraison de médicaments aux établissements de santé, notamment en cas d’urgence. (Plus d’informations)

Ethiopie 

  • Dans le cadre de la septième reconstitution de ses ressources, le Fond mondial envisage de mobiliser 18 milliards USD pour lutter contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Ce budget correspond au montant nécessaire pour relancer la lutte contre ces maladies, qui a fortement pâti depuis le début de la pandémie. Ces fonds visent à réduire de 64% le taux de mortalité de ces maladies représentant les principales causes de décès dans la région. (Plus d’informations)
  • Amref Health Africa en Ethiopie a lancé un projet de 5 millions d’euros financé par l’Union Européenne visant à étendre la planification familiale dans les zones sujettes à la sécheresse et à l’insécurité alimentaire chronique. Ce programme intitulé « Scaling up Family Planning for Resilience Building » vise à améliorer la cohesion sociale, la capacité de production et l’autonomie des femmes et des jeunes, ainsi qu’à assurer un accès durable aux services de santé sexuelle, reproductive et de planification familiale. (Plus d’informations)

Tanzanie 

Les hôpitaux Aga Khan de Dar Es Salaam (Tanzanie), Nairobi, Mombasa et Kisumu (Kenya) ont pu bénéficier d’une subvention de 2,3 M EUR venant de l’institution de développement française Proparco. Cette subvention vise à renforcer l’approvisionnement en oxygène de leurs établissements dans un contexte de demande croissante notamment liée à la pandémie de Covid-19. (Plus d’informations)

Rwanda 

Suite à un partenariat entre le ministère des TIC et de l’Innovation rwandais et le Forum économique mondial, le Centre pour la 4ème révolution industrielle (C4IR) a été lancé à Kigali. Ce centre est le quatrième de ce type et le premier créer en Afrique. Les domaines d’intérêt de ce centre seront tournés autour de la gouvernance des données, de l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique. De nombreux projets pilotes sont déjà menés sur l’application de l’IA dans les soins de santé. (Plus d’informations)

Ouganda 

L’entreprise de soins de santé axée sur la technologie mPharma et Tytocare, une solution d’appareils et d’examen modulaire alimentés par l’IA, ont annoncé un partenariat. En intégrant la solution Tytocare dans les offres de santé mPharma, les pharmacies utilisant ces services pourraient fournir aux patients des soins à distance approfondis grâce à des examens physiques approfondis. (Plus d’informations)

Zoom acteurs locaux dans le secteur de la santé en Afrique de l’Est

Zoom acteur local : Mamy Eyewear

Basée à Nairobi, Mamy Eyewear est une marque de lunettes fondée par trois Français en 2021. Leur ambition est d’améliorer l’accès à la santé visuelle, en fournissant des lunettes de vue et solaires de qualité accessibles au plus grand nombre. En opérant des tests oculaires gratuits pouvant se faire à domicile, ils offrent un service complet aux consommateurs.  En limitant le nombre d’intermédiaires et en assemblant les lunettes directement sur place, Mamy Eyewear a réussi à abaisser l’ensemble des coûts de production de leurs lunettes.

L’idée de venir s’installer en Afrique de l’Est, leur est venu à la suite de stages effectués au Kenya et au Rwanda, au cours duquel l’un des fondateurs a été confronté aux besoins de la population locale en matière d’optique.  Le choix du Kenya a été comme une évidence pour eux, le Kenya représentant le plus gros marché de la région et présentant plus de facilité au niveau réglementaire pour créer une entreprise.

L’implantation au Kenya

rencontrer différents fournisseurs et notamment Essilor, l’entreprise qui allait devenir leur fournisseur de verres pour les lunettes de vue. Mamy Eyewear a pu bénéficier du soutien de la Chambre des commerces et de l’Industrie dès ce voyage de prospection, la CCI ayant pu les présenter à différentes entreprises avec lesquelles ils ont pu discuter du marché de l’optique au Kenya. 

La CCI a également été un soutien pour les démarches administratives à effectuer pour créer l’entreprise au Kenya, notamment avec la mise en relation avec un avocat et un réseau d’affaires.

La principale difficulté à laquelle les fondateurs de Mamy Eyewear ont été confronté, a été d’obtenir leur permis de travail. La démarche a été plus longue et plus coûteuse que prévu à cause de certains frais et commissions non prévues au départ.

L’ouverture d’un compte en banque a également engendré quelques difficultés du fait du manque de réactivité de certaines banques.

Pour ce qui est de la réglementation, les montures des lunettes ne sont pas soumises à une quelconque réglementation pour le moment. Pour les verres de lunettes de vue, c’est Essilor qui possède le certificat d’enregistrement de dispositifs médicaux pour les produits Mamy Eyewear. La procédure pour obtenir ce certificat d’enregistrement étant particulièrement long, Mamy Eyewear se prépare à faire les démarches pour les obtenir au cas où la réglementation autour des montures de lunettes était amenée à changer.

Le futur

Dans les prochains mois, Mamy Eyewear voudrait lancer une levée de fond en France et au Kenya afin de développer leur activité. Pour le moment, leur business model est basé sur de la vente à domicile, et ils aimeraient pouvoir ouvrir une ou plusieurs boutiques au Kenya afin de pouvoir toucher un plus large public. L’argent de la levée de fond permettra également de faire de la prospection dans les pays limitrophes du Kenya, comme l’Ouganda ou la Tanzanie.

Focus sur la production de médicaments en Afrique de l’Est

Les pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) reposent en majorité sur l’import de produits pharmaceutiques. L’inaptitude des entreprises pharmaceutiques locales a permis aux entreprises étrangères de dominer ce marché. En 2014 (année des derniers chiffres), seuls 78 fabricants de produits pharmaceutiques étant présents en CAE et en Ethiopie. La majorité de ces fabricants étaient localisés au Kenya. De plus, moins de 20% des produits pharmaceutiques étaient produits localement en 2014.

 KenyaEthiopieTanzanieOugandaRwanda
Nombre de fabricants de produits pharmaceutiques locaux  40    12  12
12
  1
Part de marché de produits pharmaceutiques produit localement   30%  15%  12%  20%  1%

Un premier plan d’action pour la fabrication pharmaceutique avait été lancé entre 2012 et 2016 pour la Communauté d’Afrique de l’Est, qui est suivie par un second plan pour la période 2017-2027.

4 objectifs ont été fixé pour le secteur :

  • Réduction des importations de 70% à 50%
  • Soutien à l’expansion du portefeuille de produits pour répondre à 90% de la charge des maladies
  • Approvisionnement du gouvernement d’au moins 50% auprès de fabricants locaux
  • Création d’au moins 5 entreprises pour produire des formulations plus avancées telles que les formulations à libération retardée, les injectables de petits volumes, les vaccins…

Dans le cadre de ce programme, des incitations pour les fabricants locaux ont été mis en place par certains gouvernements, tels que :

  • Préférences de prix dans les appels d’offre publics (jusqu’à 15%)
  • Appels d’offre nationaux
  • Taxes sur les importations de médicaments finis
  • Congés fiscaux pour les investissements dans une nouvelle usine

D’autres initiatives ont également été mis en place, notamment pour les procédures réglementaires et l’enregistrement des médicaments, tel que la procédure collaborative Zazibona donc la Tanzanie est un membre actif.

Zazibona est une des autorités nationales de réglementations qui évaluent conjointement les dossiers de médicaments pour plusieurs pays d’Afrique (Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Namibie, Botswana, RD Congo, Malawi, Mozambique et Afrique du Sud). Cette initiative permet de réduire les délais d’enregistrement des médicaments en utilisant efficacement les ressources régionales disponibles. Par ce biais, ces pays peuvent également assurer la disponibilité de médicaments de bonne qualité dans la région. Tous les médicaments essentiels peuvent être évalués par ce programme, mais la priorité est accordée aux médicaments pour le traitement des maladies prioritaires identifiées par la Communauté de développement d’Afrique Australe.

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Contact
Sophie Courtel: sophie.courtel@frenchhealthcare-association.fr

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