Le secteur de la santé en Europe centrale et orientale – VIE filière French Healthcare

Découvrez le secteur de la santé en Europe centrale et orientale !

Les VIE filière French Healthcare, présents dans plusieurs pays à fort intérêt pour nos adhérents, souhaitent vous communiquer des informations vous permettant de mieux connaître les zones, les grands projets, les secteurs porteurs ainsi que les opportunités pour les entreprises françaises de la santé.

Roxane, la VIE filière French Healthcare en charge de la zone Europe centrale et orientale, localisée au sein du bureau Business France Roumanie à Bucarest, se concentre spécifiquement sur 5 pays de la zone : Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie et Ukraine.

Vous pouvez également découvrir l’écosystème de santé de l’Afrique de l’Est et de l’Asie du Sud-Est.

Loin de l’image obsolète que certains se font de l’Europe de l’Est, ces marchés sont dynamiques et regorgent d’opportunités pour les entreprises françaises. Leurs principales problématiques sont semblables aux nôtres : une population vieillissante et un fort besoin en construction et rénovation d’infrastructures de santé.

De nombreux projets sont à l’étude ou en cours de développement et auront besoin d’équipements innovants. En effet, ces pays importent la grande majorité de leurs dispositifs médicaux, notamment en provenance d’Europe occidentale. Appartenant à l’Union européenne (exception faite de l’Ukraine), il suffit d’une AMM ou d’un marquage CE pour pouvoir exporter ses produits vers les pays de la zone.

Sommaire

Quelques infos sur le secteur de la santé en Europe centrale et orientale 

Actualités Hongrie

Actualités Pologne

Actualités République tchèque

Actualités Roumanie

Actualités Ukraine

Zoom acteurs locaux

Zoom : Vieillissement en Pologne

Quelques infos sur le secteur de la santé en Europe centrale et orientale :

  • Pharma & DM : La production locale concerne principalement des médicaments génériques et des dispositifs médicaux peu sophistiqués. Les traitements et équipements de pointe sont importés.
  • Couverture santé : En fonction des pays, entre 70 et 80% des dépenses de santé sont prises en charge par le système public et le reste-à-charge pour le patient se situe entre 15 et 30%. Par ailleurs, les souscriptions à une assurance privée augmentent.
  • Hôpitaux : Les hôpitaux publics souffrent de sous-investissements et ont besoin d’être modernisés. Le secteur privé connait une très forte croissance et contribue à améliorer la situation sanitaire.
  • Santé publique : Les principales causes de mortalité sont similaires à la France, à savoir les maladies cardiovasculaires et les cancers.
carte Europe centrale et orientale 

Actualités

Tous les pays de la zone se sont mobilisés pour assurer les soins de santé des Ukrainiens arrivés dans l’Union européenne : gratuité des soins de santé pour les réfugiés Ukrainiens, continuité des soins (maternité, vaccination en particulier pour les enfants, oncologie…), prise en charge de personnes blessées en Ukraine… L’UE a avancé 3,4 Mds EUR issus de fonds de cohésion flexibles pouvant couvrir ces frais de santé. (Plus d’infos)

Hongrie

  • Fin des ventes de médicaments en ligne : la Chambre hongroise des pharmaciens a appuyé un amendement visant à interdire la vente en ligne de médicaments sans ordonnance.  Seules les ventes de compléments alimentaires restent possibles en ligne. (Plus d’infos).
  • Près de 2/3 des Hongrois ont recours à des services de santé privés : passage de 44% à 63% ces deux dernières années, avec les jeunes de 18 à 29 ans les plus enclins à consulter un médecin en dehors du système public. L’essor des services médicaux privés accroît la concurrence entre les acteurs. Malgré la demande croissante, seulement 12% des Hongrois ont une assurance médicale privée, et 50% via leur employeur. (Plus d’infos).
  • Le centre d’excellence hongrois pour la médecine moléculaire souhaite construire un réseau unique pour la recherche médicale de pointe. Le centre dispose de 3 ACF (advanced core facilities), chacun équipé de technologies modernes et se concentrant sur un domaine particulier de R&D, par exemple l’imagerie et la spectrométrie de masse. Des collaborations de recherche avec des partenaires universitaires et industriels voient le jour avec pour objectif un succès commercial à long-terme, notamment en travaillant sur des sujets prioritaires tels que les affections cardiovasculaires et métaboliques et le vieillissement. Un partenariat a notamment été noué avec l’European Molecular Biology Laboratory, l’un des principaux centres de recherche du monde. (Plus d’infos).

Pologne

  • Près de 1,4 Md EUR à investir d’ici 2029 pour la modernisation des hôpitaux polonais. (Plus d’infos).
  •  Networking avec des présidents d’hôpitaux publics et privés polonais le 16 mai au siège de Business France à Paris.
  • Nouvel hôpital de 350 lits en voie de construction à Gliwice (Silésie) estimé à 120 M EUR. (Plus d’infos).
  • Augmentation de 245 M EUR des dépenses de santé en 2022 par rapport à 2021. (Plus d’infos).
  • Nouveau laboratoire de pointe pour Diagnostyka à Varsovie, le plus avancé technologiquement de cette zone de l’Europe. L’établissement compte 3 laboratoires : un laboratoire central fonctionnant 24h/24 et 7j/7 réalisant des tests de routine et des tests spécialisés, un laboratoire de microbiologie médicale et un laboratoire d’histopathologie. La capacité actuelle du laboratoire est de 12 millions de tests par an mais, à terme, il sera possible d’y réaliser 50 millions de tests annuellement. (Plus d’infos).

République tchèque

  • Construction d’un nouvel institut d’oncologie à Prague d’ici 2026 à l’aide d’un budget d’environ 270 M EUR dans le cadre du Plan de relance et de résilience. (Plus d’infos).
  • 14% des ventes des pharmacies en 2021 sont passées par les pharmacies en ligne (12% en 2020). Les catégories les plus vendues sont les vitamines et compléments alimentaires, les analgésiques et les tests de diagnostic (notamment Covid-19). (Plus d’infos).

La République tchèque succédera à la France à la présidence de l’UE avec 4 objectifs pour le marché européen des médicaments : compétitivité, autosuffisance, digitalisation et innovation. L’objectif est que tous les patients puissent accéder à un traitement abordable tout en maintenant la position de l’UE parmi les leaders pharmaceutiques mondiaux. La République tchèque prévoit également un plan global de lutte contre le cancer avec diagnostic et traitement précoces ainsi que la création d’un espace européen de partage des données de santé. (Plus d’infos).

Roumanie

Ukraine

L’afflux de réfugiés en provenance d’Ukraine en Hongrie, Pologne, République tchèque et Roumanie pourrait entraîner une hausse des taux de tuberculose, VIH et Covid-19. (Plus d’infos).

Le système de santé ukrainien est fortement impacté par la guerre :

  • Relocalisation forcée des Ukrainiens : 6,5 M de déplacés internes et 4 M à l’étranger qui recherchent des services de santé dans d’autres régions qu’habituellement.
  • +80 attaques (vérifiées par l’OMS) menées contre des infrastructures de santé. Environ 1 000 établissements de santé sont situés à proximité de zones de conflit et environ la moitié des pharmacies du pays sont fermées, d’où un accès limité aux médicaments, aux infrastructures et au personnel médical.
  • Les principaux soins sont les traitements de traumatismes, de plaies, de blessures et de fractures. Il y a une rupture dans la continuité des soins pour les patients atteint de cancer, tuberculose, VIH/SIDA, diabète…

L’OMS a alloué 45 M USD de budget à l’Ukraine pour le secteur de la santé ces 3 prochains mois. Les livraisons de l’OMS comprennent des fournitures médicales pour la traumatologie, la chirurgie et les soins primaires, telles que de l’oxygène, de l’insuline, des fournitures chirurgicales, des anesthésiques, des kits de transfusion, des défibrillateurs, des moniteurs… (Plus d’infos).

Zoom acteurs locaux dans le secteur de la santé en Europe centrale et orientale 

Zoom : SiDLY

SiDLY a développé un système de téléassistance complet pour les personnes âgées comprenant un bracelet d’alerte médicale (dispositif médical CE), une plateforme de télémédecine ainsi qu’une application. Cette entreprise polonaise est déjà présente dans 8 pays en Europe et équipe plus de 15 000 utilisateurs. La solution est disponible en B2B pour les hôpitaux et collectivités locales mais également en B2C directement pour les particuliers. Cela permet de maintenir la personne âgée plus longtemps à son domicile tout en assurant un suivi médical.

Le système envoie des notifications instantanées au soignant, aux secours ou aux proches lorsque l’utilisateur du dispositif est en danger. Il permet aussi aux deux parties de communiquer via des appels téléphoniques.

Le bracelet d’alerte médicale dispose des fonctionnalités suivantes :

  • Bouton SOS
  • Détection de chute
  • Position GPS de l’utilisateur
  • Mesure du rythme cardiaque
  • Capteur repérant le retrait ou le port non conforme du bracelet
  • Rappel de prise de médicaments

Ce système de téléassistance a également sa place au sein des hôpitaux, et en particulier lors d’une épidémie. SiDLY a été déployé dans un hôpital à Nisko en Pologne et a permis d’améliorer les procédures de monitoring des patients atteints de Covid-19. En effet, les visites répétées de contrôle de patients contaminés augmentent les risques d’infection du personnel soignant et de patients dans d’autres services. Grâce aux bracelets médicaux, les patients ont la possibilité de communiquer avec le personnel soignant et leurs constantes sont visibles en permanence sur la plateforme SiDLY. La sûreté de tous les patients et du personnel soignant de l’hôpital de Nisko a été améliorée, en particulier en période de Covid-19.

Le système SiDLY contribue à l’amélioration des procédures hospitalières en :

  • Alertant le personnel médical en cas de détérioration de l’état du patient, de chute ou de sortie de l’hôpital.
  • Permettant au patient d’appeler le personnel médical et d’échanger vocalement avec eux.
  • Automatisant la prise de constantes, comme le pouls et la saturation.

Zoom : Vieillissement en Pologne

            Le vieillissement de la population en Pologne est l’un des plus rapides d’Europe : les +65 ans représentent actuellement 18% de la population polonaise et cette part devrait doubler d’ici 2050. Plus de 13 millions de personnes seront concernées. Par ailleurs, on observe une augmentation du PIB par habitant d’environ 25% ces 5 dernières années et du nombre de contrats d’assurances médicales privées (+3 M contre 1,42 M en 2015). Les 7 M de retraités en Pologne disposent d’un pouvoir d’achat limité mais croissant : la retraite moyenne se situe autour de 400 EUR par mois, en augmentation d’environ 25% par rapport au montant de 2015.

Le vieillissement de la population engendre naturellement une augmentation du nombre de Polonais souffrant de maladies chroniques. En effet, 7 Polonais sur 10 souffrent d’une ou plusieurs maladies chroniques (hypertension, arthrose, cardiopathie ischémique, diabète, Parkinson, …). La maladie d’Alzheimer progresse également rapidement : 350 000 Polonais en sont atteint aujourd’hui et les estimations montent à 1 million d’ici 2050. Or il existe un réel manque d’établissements proposant une prise en charge spécialisée pour ces patients en Pologne. Le manque est ressenti dans tout le secteur de la gériatrie : le manque de professionnels gériatriques est estimé à 270 et le manque de lits d’hôpitaux gériatriques est estimé à 600.

Seulement 2% des seniors résident en maison de retraite ou en établissement de prise en charge de personnes dépendantes. La Pologne connaît un retard à la fois qualitatif et quantitatif de son offre et a pour objectif de doubler son réseau actuel. Aujourd’hui, la capacité des acteurs publics et privés est estimée à 145 000 lits. On compte 6 lits pour 100 personnes âgées de plus de 80 ans. Concernant les gestionnaires de maisons de retraite, ceux-ci sont assez variés en Pologne :

  •  53% des maisons de retraite sont gérées par des acteurs publics
  • 33% par des entreprises privées
  • 9% des établissements sont détenus par des fondations, des associations ou par l’Église
  • 5% par des sociétés dont l’État est actionnaire

Le coût mensuel moyen se situe autour de 600 EUR, mais peut atteindre jusqu’à 3 300 EUR. Les établissements offrent un niveau très variable en termes de confort et de prestations.

La majorité des gestionnaires sont indépendants en Pologne et ne possèdent pas plus de 2 ou 3 établissements. Cependant, parmi les grands opérateurs privés de la prise en charge de la dépendance, on trouve : Orpéa, Diakoneo, Medicover ou encore Origin Polska.

Au vu des besoins existants, la Pologne a lancé de nombreux projets et initiatives ces dernières années pour améliorer la prise en charge des personnes âgées :

  • Projet de moderniser et d’équiper 60 établissements de santé offrant des services dans le domaine de la gériatrie et de créer 1 000 nouveaux lits en gériatrie dans le cadre du plan de modernisation des hôpitaux de 1,4 Md EUR du gouvernement d’ici 2029.
  • Le programme Care 75+, opérationnel depuis 2018, apporte un soutien financier allant jusqu’à 50% du coût prévu des soins ou des services spécialisés. Les municipalités peuvent également utiliser ces fonds lorsqu’elles achètent des services de soins auprès d’entités du secteur privé.
  • La création d’un sceau de qualité OK SENIOR pour des services ou produits adaptés aux seniors.

Le vieillissement et les établissements de prise en charge de la dépendance comprennent de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises, notamment concernant :

  • La construction d’établissements pour seniors pour répondre au manque actuel et à la demande à venir dans les prochaines années.
  • L’exportation d’équipements et de dispositifs médicaux de pointe (matériel de rééducation, dispositifs médicaux et d’aide à la vie quotidienne, mobilier adapté aux seniors, …).
  • La santé numérique, en particulier les solutions permettant de prolonger le maintien à domicile des seniors (application de suivi médical notamment pour les maladies chroniques, objets connectés détectant les chutes, …).

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Contact

Roxane Courtois : Roxane.courtois.ext@businessfrance.fr

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